Three Scars

Tiré du bulletin Portrait de baleines, 10 septembre 2015

Ce visiteur régulier de l’estuaire doit son nom, donné par l’équipe de la Société d’éducation et de recherche océanique (ORES), aux trois cicatrices larges et profondes qu’il a sur son dos entre sa tête et sa nageoire dorsale. Visibles sur les deux flancs, elles seraient dues à un empêtrement dans un engin de pêche survenu avant son identification en 1993. Three Scars a été observé à plusieurs reprises cet été dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.

© ORESEn 2004, Three Scars est découvert pris dans le cordage d’un engin de pêche qui passe dans sa bouche et autour de son dos. Grâce à un travail rapide et concerté du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM), de Parcs Canada et de l’équipe d’ORES, il est libéré. Le reportage de son sauvetage est visible au Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) à Tadoussac. En 2008, Three Scars porte de nouvelles marques sur les deux flancs. Encore pris dans un engin de pêche?

Les mammifères marins du Saint-Laurent sont menacés, comme beaucoup d’autres espèces dans le monde, par les empêtrements dans les engins de pêche. Three Scars semble avoir survécu à plusieurs de ces évènements, mais ce n’est pas le cas pour tous les animaux empêtrés. Le 16 juin dernier, une carcasse d’un petit rorqual a été trouvée à la dérive, un cordage dans la gueule rattaché à six casiers de crabe. Plusieurs mesures ont été mises en place pour prévenir les risques d’empêtrement. Le matériel de certains engins de pêche a été modifié, mais la menace est toujours réelle et les mortalités se répètent. Pour toute situation impliquant un mammifère marin empêtré, aviser immédiatement Urgences Mammifères Marins au 1-877-7BALEINE. Des actions seront entreprises pour venir en aide à la baleine en difficulté.

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La fiche signalétique du petit rorqual



Tiré du bulletin Portrait de baleines, 11 septembre 2014

© GREMMCe visiteur régulier de l’estuaire depuis 1993 a été photographié et identifié par l’équipe du GREMM au mois d’août. Ce petit rorqual doit son nom de baptême, donné par l’équipe d’ORES, aux trois cicatrices larges et profondes qu’il porte sur son dos entre sa tête et sa nageoire dorsale. Visibles sur les deux flancs, elles seraient dues à un empêtrement dans un engin de pêche survenu avant 1993.

2004, il a été libéré d’un engin de pêche qui l’emprisonnait au niveau de la bouche et du dos, grâce à un travail rapide et concerté du Réseau québécois d’Urgences Mammifères Marins, des agents du parc marin et de l’équipe d’ORES. Le reportage de son sauvetage est visible au CIMM. En 2008, Three Scars portait de nouvelles marques sur les deux flancs, encore un engin de pêche?

Ce petit rorqual est bien connu de l’équipe de la Société d’éducation et de recherche océanique (ORES) qui l’a baptisé Three Scars. ORES a été fondée en 1978 aux Bergeronnes par le biologiste canadien Ned Lynas, pionnier de l’étude des petits rorquals du Saint-Laurent. Conférencier émérite et passionné, ce dernier a passé tous ses étés sur l’eau avec des étudiants et stagiaires venus du monde entier. À la mort de celui-ci en 2002, son assistante d’origine alémanique et complice depuis 10 ans, Ursula Tscherter, prend les commandes de l’organisme. En 2012, celle-ci entreprend une maîtrise (qu’elle a complétée depuis) sur l’alimentation des petits rorquals à l’Université St Andrews en Écosse et suspend ses travaux dans le Saint-Laurent. En novembre 2013, elle a annoncé que les activités d’ORES ne reprendraient pas dans le Saint-Laurent. Nous saluons chaleureusement l’excellent travail effectué par ORES et son équipe sur les petits rorquals, et regrettons le départ d’un précieux partenaire de Portrait de baleines qui va nous manquer.

Le Mériscope, station de recherche basée à Portneuf-sur-Mer à l’extérieur du parc marin, n’a jamais observé ce petit rorqual dans son secteur. Il vient de l’introduire à son catalogue des petits rorquals sous le code Ba208 à partir des photos d’identification prises par l’équipe du GREMM. L’équipe du Mériscope, organisme fondé par le biologiste Dany Zbinden (d’origine alémanique lui aussi) en 2001, a développé un catalogue des petits rorquals du Saint-Laurent basé sur ses observations réalisées de 2001 à 2014. Si la mission du Mériscope vise à étudier la biologie des mammifères marins du Saint-Laurent par divers projets de recherche, son implication en éducation devient de plus en plus importante. Après avoir accueilli quelque 300 stagiaires de tous pays, l’équipe s’installera à Longue-Rive où elle prévoit de créer un centre d’interprétation avec la municipalité, dans l’église de Sault-au-Mouton.