Le phare du haut-fond Prince, bâti pour aider et résister

  • © Renaud Pintiaux
    30 / 09 / 2017 Par Marie-Sophie Giroux
    Réveillon de Noël 1966, la plus grosse tempête du Saint-Laurent. © Haut-Fond Prince Saint-Laurent-Saguenay par Bernard Brassard, 2007

    Réveillon de Noël 1966, la plus grosse tempête du Saint-Laurent. © Haut-Fond Prince Saint-Laurent-Saguenay par Bernard Brassard, 2007

    Sentinelle de l’embouchure du Saguenay depuis 1963, la «Toupie» veille où les courants forment de puissants clapotis aux renverses de marées et où les profondes eaux froides bousculent les eaux chaudes de surface. Chaque 2,5 secondes, un éclat lumineux surgit, visible jusqu’à 30 km. Des cornes de brume « rugissent » en cas de mauvais temps. Le phare est constitué de deux énormes cônes d’acier superposés formant une base qui supporte la tour et l’héliport et où se trouvent les quartiers des gardiens d’autrefois avant son automatisation en 1987. L’angle du cône inférieur permet de rompre la glace et le cône supérieur renversé sert de brise-lames. Le 25 décembre 1966, le pilier connut la pire tempête du Saint-Laurent, où les vagues s’élevèrent jusqu’à 12 m de haut. Il résista.

     

     

     


    Marie-Sophie Giroux s’est jointe au GREMM en 2005. Elle détient un baccalauréat en biologie marine et un diplôme en Éco-conseil. Chef naturaliste, elle supervise et coordonne l’équipe qui travaille au Centre d’interprétation des mammifères marins et rédige pour Baleines en direct. Aux visiteurs du CIMM ou aux lecteurs, elle aime raconter « des histoires de baleines ».