Épidémie de morbillivirus: un risque pour le béluga du Saint-Laurent?

18 janvier, 2013

En 1988-1989, 17 000 phoques sont morts sur les côtes européennes suite à une épidémie de morbillivirus. Ce même type de virus a tué des centaines de dauphins et de marsouins en Europe et sur la côte Est américaine. Le béluga du Saint-Laurent est-il à risque?

Pour percer le miroir

Des échantillons de sang provenant de carcasses de phoques et de cétacés du Saint-Laurent ont été analysés pour détecter la présence d’anticorps contre différents types de morbillivirus.

En bref

Les phoques examinés jusqu’en 1999 avaient des anticorps contre le morbillivirus du phoque. Ce résultat implique qu’ils ont été exposés au virus. Cependant, un seul cas de distemper, la maladie causée par le morbillivirus du phoque, a été rapporté. Il s’agissait d’un phoque du Groenland échoué sur l’île du Prince-Édouard en 1991.

D’autre part, aucun des 30 bélugas examinés pendant la même période n’avait d’anticorps contre les morbillivirus. Deux scénarios pourraient expliquer ce résultat : 1) les bélugas n’ont jamais encore été exposés aux morbillivirus ou 2) les bélugas sont résistants aux morbillivirus. Dans le cas du scénario 1, la population des bélugas du Saint-Laurent serait très vulnérable à une épidémie si elle entrait en contact avec ces virus. Étant donné la petite taille de cette population, une telle épidémie pourrait signifier sa disparition. Afin de mieux évaluer ces risques pour le béluga du Saint-Laurent, les scientifiques veulent obtenir un plus grand nombre d’échantillons en provenance d’autres cétacés du Saint-Laurent. Ceci permettra de déterminer si certaines espèces constituent des réservoirs de morbillivirus.

Un projet de

Lena Measures, Institut Maurice-Lamontagne/Pêches et Océans Canada, Ole Nielsen, Pêches et Océans Canada, Daniel Martineau, Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, et Pierre-Yves Daoust, Atlantic Veterinary College à Charlottetown.

Partenaires

Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Plan Action Saint-Laurent–Vision 2000, Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, Atlantic Veterinary College, Charlottetown, et Les Industries Filmar, Bic.


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Références bibliographiques

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