Le plan Saint-Laurent

Les préoccupations à l’égard du Saint-Laurent ne datent pas d’aujourd’hui. Dès le début des années 1970, la qualité de l’eau du Saint-Laurent se trouve au cœur des débats. Les constats se multiplient sur les restrictions qu’impose la pollution bactériologique et toxique à la récupération des usages et à l’aménagement global de l’utilisation du fleuve à des fins économiques, sociales et environnementales.

En 1988, les gouvernements provincial et fédéral joignaient leurs efforts et investissaient dans l’assainissement du Saint-Laurent : le Plan d’action Saint-Laurent Vision 2000 voyait le jour. Le premier objectif de ce plan était la lutte contre la pollution chimique du fleuve Saint-Laurent, en partenariat avec une cinquantaine d’usines jugées prioritaires.

En 1993 et en 1998, deux autres phases ont été signées entre les gouvernements canadien et québécois ainsi que les nombreux partenaires. En plus d’ajouter 56 usines à la liste des usines prioritaires pour la diminution des produits toxiques, le plan d’action élargissait son domaine d’intervention. En outre, les comités Zones d’intervention prioritaires (ZIP) ont été mis sur pied au cours de la deuxième phase. Le maintien de la biodiversité, l’assainissement agricole, la protection humaine, la gestion des niveaux d’eau et la navigation sont d’autres domaines ciblés par le plan d’action.

Au terme de ces trois phases, des améliorations mesurables et des interventions concrètes ont été apportées. Une des plus grandes réalisations de Saint-Laurent Vision 2000 est la diminution des rejets toxiques industriels dans le Saint-Laurent et l’implantation de procédés moins polluants ; la grande majorité des 106 usines prioritaires ciblées par le plan d’action ont pris le « virage vert ».

Pour la quatrième phase (2005-2010), les gouvernements du Canada et du Québec ont amorcé avec leurs partenaires un virage axé sur une gestion de plus en plus intégrée. Ce Plan Saint-Laurent (PSL) s’inscrit dans une perspective de développement durable dont les aspects environnemental, économique et social sont indissociables.

Le 5e plan, Plan d’action Saint-Laurent (2011-2026), propose aux intervenants de cibler les actions autour de trois enjeux: la biodiversité (espèces exotiques envahissantes, impacts des changements climatiques, perte d’habitats), la qualité de l’eau (réduction des pollutions) ainsi que la pérennité des usages (érosion côtière, amélioration de l’accès public au fleuve).

Le Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026

 

Dernière mise à jour: 2012