Le Groupe de travail sur le transport maritime et la protection des mammifères marins

La présence simultanée de baleines et de navires dans l’estuaire du Saint-Laurent se traduit par des risques de collisions qui peuvent entraîner des blessures et, à l’occasion, qui peuvent s’avérer mortelles pour les animaux frappés. Compte tenu de la situation précaire des grands rorquals du Saint-Laurent, tels que le rorqual bleu et le rorqual commun, la mort de quelques individus représente une menace sérieuse au rétablissement de ces espèces. Cette situation a interpelé les partenaires de l’industrie maritime et les différents organismes concernés qui se sont concertés afin d’élaborer des solutions pour réduire les risques.

Le Groupe de travail sur le transport maritime et la protection des mammifères marins dans l’estuaire du Saint-Laurent (G2T3M) s’est formé en 2011 afin de proposer des solutions concrètes pour réduire les risques associés au transport maritime auxquels les mammifères marins s’exposent dans l’estuaire du Saint-Laurent, tout en permettant les activités de la marine marchande et sans en compromettre la sécurité.

Le G2T3M, coprésidé par Pêches et Océans Canada et l’Agence Parcs Canada, est composé de représentants des organisations suivantes : les Armateurs du Saint Laurent, l’Alliance verte, la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent, la Fédération maritime du Canada, la Garde côtière canadienne, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, le Réseau d’observation de mammifères marins, la Société de développement économique du Saint-Laurent, Transport Canada, l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université du Québec en Outaouais.

Les risques de collisions entre baleines et navire sont calculés en tenant compte de la répartition des baleines, de la relation connue entre la vitesse des navires et la probabilité de mortalité d’une baleine en cas de collision, ainsi que de la position et de la vitesse observées des navires dans l’estuaire du Saint-Laurent. Les résultats de ce travail ont permis de faire adopter par les navigateurs du transport maritime, des mesures volontaires de réduction de la vitesse et d’évitement de certains secteurs avec une forte densité de baleines. La carte suivante identifie les secteurs ciblés par les mesures de protection volontaires.

© Parcs Canada

 

Dès la première année d’application de ces mesures en 2013, des résultats encourageants ont été obtenus, car les vitesses moyennes des navires ont diminué considérablement à la tête du chenal Laurentien. Ce ralentissement réduit le risque de mortalité en cas de collision et rehausse la protection des mammifères marins. Ces mesures de protection s’ajoutent à celles prévues dans le cadre du Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.

Pour en savoir plus:

Sur les mesures de protection volontaires parues dans les Avis aux navigateurs, diffusés par la Garde côtière canadienne au printemps 2015 (p. 2 dans les Avis aux navigateurs)

Réduction encourageante des risques de collisions avec les baleines

Solide collaboration pour protéger les mammifères marins dans l’estuaire du Saint-Laurent 

 

Sur Baleines en direct:

Les impacts possibles d’une déviation de la route maritime sur les bélugas du Saint-Laurent (2015) 

Des mesures pour réduire les collisions entre navires et baleines dans l’estuaire du Saint-Laurent 

Un guide pour réduire le risque de collision avec les baleines dans l’Atlantique Nord-Ouest 

 

Dernière mise à jour: 2015