Daisy

- Frank Stockinger
  • No d'identification : DL0091
  • Sexe : Présumée femelle
  • Naissance : Avant 1977
  • Connue depuis : 1989
  • Adoptée depuis : 1993
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Portrait

Le nom de DL0091, Daisy, vient de la ressemblance de ses trois cicatrices sur le flanc gauche, à des marguerites. Il n’y a aucune marque dans sa crête dorsale ou sur son flanc droit pour l’identifier de ce côté.

Lors de notre première rencontre avec Daisy, en 1989, il était complètement blanc. Il serait né avant 1977.

Pour le moment, selon les fréquentations et les habitudes de Daisy, nous ne pouvons pas confirmer son sexe ni son aire de répartition estivale. En été, il existe une forte ségrégation sexuelle chez les bélugas adultes. Les mâles et les femelles démontrent des préférences nettement marquées, autant dans leurs associations que dans les secteurs qu’ils fréquentent

Clin d’œil

Daisy était déjà un adulte lors de notre première rencontre en 1989. L’histoire de plusieurs dizaines de bélugas que nous avons suivis nous a appris que le passage à la couleur blanche survient autour de 12 à 16 ans. En ce qui concerne la maturité sexuelle, les femelles l’atteignent entre 8 à 14 ans et le mâle entre 16 à 18 ans. L’accouplement a lieu entre avril et juin; la gestation dure de 12 à 15 mois; la mise bas se déroule de juin à septembre et l’allaitement dure de 20 à 30 mois.

Historique des observations de Daisy

Dernières nouvelles

  • 18 JUIN 2001

    Le 18 juin 2001, nous apercevons Daisy dans un troupeau d’une trentaine d’individus au large de la municipalité de Kamouraska. Le troupeau est essentiellement composé d’individus blancs et gris, donc des adultes et des jeunes. Ce troupeau représente un défi pour l’équipe, car les animaux effectuent des longues plongées et il est ardu de s’approcher d’eux pour prendre des photos pour notre programme de recherche de photo-identification. De plus, nous tentons de biopsier deux animaux, ce qui nous permet de dévoiler les secrets génétiques et les polluants accumulés dans les tissus, mais les animaux ne se laissent pas approcher. Nous décidons de nous diriger vers le centre du troupeau où nous retrouvons la majorité des individus. Arrivés sur place, les individus se dispersent rapidement. Ce n’est pas facile de récupérer des données sur ce troupeau, mais c’est une réalité qu’il faut prendre en compte lorsque l’on étudie des animaux dans leur milieu naturel.

    S’agissait-il de la dernière observation de Daisy? Nous ne l’avons pas revu depuis une quinzaine d’années. Est-il mort? Est-il demeuré invisible à l’œil du chercheur pendant tout ce temps? Chose certaine, son histoire demeure une source d’informations précieuses pour nos connaissances sur cette population fragile.

    Mise à jour : 17 octobre 2017

Le parrain